Édito de Sr Jane – Septembre 2020

Je ne sais pas vous, mais quand le couperet est tombé et le confinement a commencé le 17 mars, je pensais naïvement que c’était l’affaire de quelques semaines, quelques mois à la limite. J’ai dû réaliser au fil du temps que ce virus n’était pas une simple pause dans l’agenda mais un tournant dans la vie de chacun.

La reprise des activités, que ce soit la rentrée des classes ou le retour au travail et aux activités habituelles après les vacances,  fut empreinte d’une certaine angoisse malgré la joie des retrouvailles et l’enthousiasme du nouveau départ ; l’incertitude et le nuage de l’inconnu planent au-dessus de nos têtes en permanence. La résilience : un mot qu’on entend souvent pour parler de la façon de faire face stoïquement à la pandémie et ses conséquences. Oui,  cette situation peut être un tremplin sur lequel  rebondir et nous pouvons, nous devons chercher comment en sortir plus forts. Résilience : résister à un traumatisme  et à en tirer parti pour se renforcer, se construire.  Mais le mot «  résilience » a sa racine dans le verbe latin « resilire » qui veut dire « sauter en arrière », comme si nous pouvions retourner là où on était et ça, nous ne pouvons, ni ne voulons  le faire. C’est une question de devenir et non pas de revenir.  

L’aujourd’hui et demain sont faits d’une réalité neuve, d’un « nouveau normal » d’un changement radical, rien que dans notre façon d’être en relation les uns avec les autres : nous apprenons à montrer notre amitié, notre affection autrement que par une bise ou une poignée de main, à rester proche en se tenant à l’écart, à lire le sourire dans les yeux et non plus sur les lèvres.

Une clé de voûte dans cette gestation d’un nouveau normal est, il me semble,  la reconnaissance pour ce que nous avons. Le vrai bonheur ne réside-il pas  dans le contentement avec ce que l’on a.  La crise COVID nous invite à réévaluer nos vies et, au lieu de pleurer ce qui est maintenant hors de notre portée, à apprécier plus que jamais les dons que nous avons reçu.

Ton verre est-il à moitié plein ou à moitié vide ? La réponse donnée par le garçon dans un magnifique petit livre que je viens de découvrir,  « L’enfant, la taupe, le renard et le cheval »  par Charlie Mackery est : «  Je crois que je suis reconnaissant d’avoir un verre »

Avançons dans l’espérance et soyons heureux d’avoir un verre.

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